Faire la différence entre cauchemar et terreur nocturne pour adopter les bons réflexes | TF1 INFO

LCI - 08/04
[VIDÉO] Fréquente chez l’enfant de moins de six ans, la terreur nocturne impressionne les parents qui l’assimilent parfois à un mauvais rêve très éprouvant. Le cauchemar et la terreur nocturne présentent plusieurs différences même s’ils font partie tous les deux du développement normal d’un tout-petit. La mise en place de bonnes habitudes permet d’éviter les terreurs nocturnes ou à défaut, de mieux les appréhender. - Faire la différence entre cauchemar et terreur nocturne pour adopter les bons réflexes (Famille et éducation) - TF1 INFO

Fréquente chez l’enfant de moins de six ans, la terreur nocturne impressionne les parents qui l’assimilent parfois à un mauvais rêve très éprouvant.
Le cauchemar et la terreur nocturne présentent plusieurs différences même s’ils font partie tous les deux du développement normal d’un tout-petit.
La mise en place de bonnes habitudes permet d’éviter les terreurs nocturnes ou à défaut, de mieux les appréhender.

Environ 40 % des enfants et des adolescents ont déjà expérimenté une terreur nocturne. De la famille des parasomnies, au même titre que le cauchemar, l’énurésie ou le somnambulisme, la terreur nocturne se manifeste par son caractère indésirable et involontaire pendant le sommeil ou le réveil partiel. Contrairement aux cauchemars qui agitent les nuits des petits et grands, les terreurs nocturnes disparaissent avant six ans. 

  • Lire aussi

    Idée reçue n°7 : doit-on ou non réveiller un somnambule ?

Les différences à observer entre cauchemar et terreur nocturne

Moins habituelles que les cauchemars, les terreurs nocturnes interviennent en début de nuit, lors des premières heures après l’endormissement, en phase de sommeil long profond. A contrario, les cauchemars perturbent la fin de nuit. 

En tant que parent, la terreur nocturne vous apparaît beaucoup plus spectaculaire que le mauvais rêve. Pendant cette parasomnie, votre progéniture peut crier, voire hurler, il peut paraître apeuré, s’asseoir brutalement sur son lit, avoir le regard vide et paniqué. Il peut aussi être agité ou désorienté, se montrer agressif ou ne pas supporter le contact physique. 

Même s’il existe des terreurs nocturnes relativement longues – une vingtaine de minutes –, elles durent généralement entre une et cinq minutes. Au niveau des souvenirs, on constate également une différence importante. Votre enfant peut se rappeler un cauchemar le lendemain matin, mais pas une terreur nocturne, sauf s’il se réveille pendant l’épisode. 

À quoi sont dues les terreurs nocturnes ?

Comme le souligne le docteur Alexandre Dakar, neurologue et spécialiste du sommeil, sur le site de l’Institut national du sommeil et de la vigilance, les terreurs nocturnes auraient une part héréditaire. Dans les familles, on retrouve de nombreux cas de parasomnie. Toutefois, d’autres facteurs entrent en ligne de compte. La fatigue, une heure de coucher plus tardive, le stress, un changement des horaires de sommeil, l’anxiété due à un événement (séparation, déménagement…), une maladie ou de la fièvre peuvent causer une terreur nocturne.

Les parasomnies qui perturbent durablement le sommeil de votre enfant et le vôtre, et engendrent des blessures (ex. : contusions liées à une chute lors d’une terreur nocturne) doivent faire l’objet d’une surveillance médicale.

Les bonne réactions avant, pendant et après une terreur nocturne

Créer une atmosphère relaxante avant le coucher permet d’éloigner le spectre des terreurs nocturnes, selon le docteur Alexandre Dakar. De préférence, on évite les écrans, les histoires qui font peur et, de manière générale, toutes les situations stressantes avant le coucher. Une routine reste le meilleur moyen de tranquilliser un jeune enfant. Cela passe par un horaire de coucher stable. 

Pendant une terreur nocturne, vous pouvez avoir envie de serrer votre progéniture contre vous. Abstenez-vous. Comme avec les somnambules, il est préférable de ne pas réveiller le sujet. Restez à proximité sans intervenir physiquement. Si votre enfant se réveille complètement au cours de la crise, câlinez-le ou fredonnez une petite chanson pour l’apaiser. Avant de replonger dans les bras de Morphée, attendez qu’il se recouche et se rendorme. 

Il est préférable de passer sous silence cet épisode de la nuit. Le cas contraire, votre fille ou garçon risque de redouter le moment du coucher. 

Emilie CARTIER pour TF1 INFO

Sur lemême thème

  • #Pédagogie familiale
  • #Famille
  • #Parlons… enfants
Loading...